Visage : Quel type a-t-on vraiment ? Découvrez les caractéristiques

Les classifications refusent de se plier à la règle : ici, six formes de visage, là, huit, selon les écoles. Pas de vérité unique, juste une mosaïque de typologies qui se contredisent parfois. Deux visages au contour identique peuvent tout de même incarner des opposés, brouillant les pistes et rendant toute grille universelle illusoire.

Certains critères pèsent plus lourd que d’autres, la largeur du front, l’allure du menton, mais qui s’en soucie vraiment au moment de trancher ? L’impact de la morphologie faciale dépasse le simple reflet dans le miroir. Elle influence le choix d’une paire de lunettes, alimente mille croyances sur la personnalité, s’invite dans les conversations comme un indice à décoder.

Pourquoi la forme de visage intrigue autant ?

Le visage n’a jamais cessé de fasciner. Au XVIIIe siècle déjà, Johann Kaspar Lavater tente de relier la forme du visage à l’âme humaine. Il scrute mâchoires, fronts, mentons à la recherche d’une vérité cachée. Presque deux siècles plus tard, Louis Corman lance la morphopsychologie et pose une question simple : le visage révèle-t-il la personnalité ? Front généreux, menton pointu, pommettes saillantes, chaque détail passe au microscope.

Les morphopsychologues divisent le visage en trois territoires distincts : le haut (front et yeux) incarnerait l’intellect, le milieu (nez) traduirait le social et l’intuition, le bas (mâchoire et bouche) exprimerait l’action. Cette cartographie, subtile, voudrait relier formes et tempéraments, lymphatique, bilieux, sanguin, nerveux. Un menton qui s’impose signalerait une volonté tenace, un visage allongé une profondeur d’esprit, des contours ronds un goût pour l’humour.

Ce besoin de tout relier ne relève pas du hasard. On croit parfois lire la générosité, la concentration ou l’objectivité d’un simple coup d’œil sur la géométrie des traits.

Pour illustrer ces croyances, voici quelques exemples répandus :

  • Un front large laisse supposer intelligence et capacité d’analyse.
  • Un menton marqué renvoie à l’idée de détermination.
  • Des pommettes hautes seraient synonymes de sociabilité et de dynamisme.

Alors, science ou mythe ? Le débat reste vif entre psychologues, anthropologues et adeptes du miroir. Une chose est sûre : le visage, dans toute sa complexité, continue de captiver et d’alimenter la réflexion, sans jamais se laisser percer à jour.

Panorama des principales morphologies faciales et leurs caractéristiques

Pour mieux s’y retrouver, la morphopsychologie propose quelques familles principales de formes de visage. L’ovale, réputé équilibré, se repère à sa longueur supérieure à la largeur, ses pommettes légèrement saillantes et ses contours tout en douceur. Le visage rond, lui, se distingue par des joues pleines, des proportions presque égales entre longueur et largeur, et une impression immédiate de douceur.

Plus affirmé, le visage carré affiche une mâchoire forte, un front large et des pommettes bien dessinées. Le rectangulaire, quant à lui, s’étire en hauteur, conserve une base carrée mais allonge la structure générale. L’oblong, encore plus fin, se caractérise par un menton discret et des pommettes moins marquées.

Dans la catégorie des visages anguleux : le diamant (ou losange) associe pommettes très marquées, front étroit et menton affûté. Quant à la forme cœur, elle se reconnaît par un front bien présent, des pommettes relevées et un menton tout en finesse.

Les formes triangulaires jouent sur les contrastes : pointe vers le haut (mâchoire dominante, front discret) ou vers le bas (front large, menton affiné). Chaque morphologie laisse son empreinte, façonne la perception, influence le regard des autres dès la première rencontre.

Comment savoir à quelle forme appartient vraiment son visage ?

Un miroir, une lumière franche, un mètre-ruban : voilà le point de départ. Pour déterminer sa forme de visage, rien ne vaut des mesures précises. Les experts recommandent de s’attarder sur quatre axes, véritables points cardinaux de la morphologie faciale.

  • Largeur du front : mesurez d’une tempe à l’autre, là où le front s’élargit le plus.
  • Largeur des pommettes : repérez le point le plus saillant sous l’œil, puis mesurez l’écart.
  • Largeur de la mâchoire : partez du coin de la mâchoire sous l’oreille, tracez une ligne jusqu’à l’autre côté.
  • Longueur du visage : du sommet du front (racine des cheveux) jusqu’à la pointe du menton.

Vient l’étape des comparaisons. Si la longueur du visage l’emporte nettement sur la largeur, il s’agit souvent d’une morphologie ovale ou oblongue. Lorsque les pommettes sont plus larges que le front ou la mâchoire, le visage adopte la forme du diamant. Une mâchoire affirmée, un front large et des proportions proches : le carré s’impose. Des contours doux, des joues rebondies, un bel équilibre entre longueur et largeur : le visage rond apparaît.

Il n’y a pas de place pour l’approximation. Un diagnostic fiable exige d’observer sans complaisance. Les morphopsychologues croisent ces mesures avec l’ensemble du visage, analysent la dynamique, l’harmonie des lignes. La forme n’est jamais un verdict, mais une clé pour affiner sa lecture de soi.

Jeune femme souriante contre un mur urbain

L’influence de votre morphologie faciale : style, accessoires et traits de personnalité

Le visage trace la voie, impose sa logique. Un front droit, une mâchoire saillante, des pommettes hautes : tous ces détails influencent le choix des accessoires, la coupe de cheveux, la façon de se présenter. Dans l’univers des lunettes, l’équilibre prime. Les visages carrés gagnent à choisir des montures arrondies pour adoucir les angles ; les visages ronds préfèrent des formes plus anguleuses qui structurent. Le diamant tire parti de l’ovale, le cœur s’accorde bien avec des lunettes aviateur, le triangle s’autorise un œil-de-chat. Plus qu’un accessoire, la monture devient un outil pour révéler la personnalité.

Côté coiffure, chaque forme impose ses propres codes : cheveux longs pour étirer un visage rond, frange sur un visage très allongé, volume sur les côtés pour rééquilibrer l’ensemble. Les techniques de maquillage, contouring, enlumineur, sculptent et recentrent les volumes. Même les boucles d’oreilles ou les chapeaux participent à cet art du cadrage, du sommet du front jusqu’au menton.

Patrice Ras et Christophe Drouet l’affirment : la morphopsychologie lit ce que le miroir suggère. Un front large inspire l’idée d’intelligence, un menton affirmé celle de volonté. Les typologies de visage, associées à la physiognomonie de Lavater, évoquent tour à tour optimisme, humour, générosité, réflexion, dynamisme ou objectivité. Le style, loin d’être un simple atout esthétique, devient un langage. Il nuance, il révèle, il affirme bien plus qu’il ne dissimule.

Au bout du compte, le visage reste ce territoire à explorer, indéchiffrable et fascinant, qui ne cesse jamais de raconter qui nous sommes, ou du moins ce que l’on croit voir.